Extension de l'aile rive droite du barrage B1

Direction départementale des Territoires des Alpes de Haute Provence
Date limite
9 octobre 2026 à 15 h
Localisation
Méolans-Revel (04)
Durée
65 jours ; préparation 30 jours hors délai ; OS sous 12 mois
Budget
Non précisé

Ouvrage et périmètre

Extension de l’aile rive droite du barrage TB1, sur le torrent de l’Abéous, destinée à traiter le contournement de l’ouvrage par les écoulements et l’érosion de la berge. Les travaux comprennent les études d’exécution, l’installation et le repli de chantier, les accès, la dérivation provisoire des eaux, les terrassements, les structures en béton armé, les enrochements bétonnés, le remblaiement, le drainage, le pavage du lit, l’évacuation des déblais excédentaires et, sur ordre exprès, la mise à disposition ponctuelle d’une pelle mécanique.

L’extension comprend un mur poids en béton armé de 4,00 m au droit du plot 1, puis un tronçon continu en enrochements bétonnés correspondant aux plots 2 à 4. L’ensemble est équipé de barbacanes traversantes en PVC CR8 Ø 110 mm, disposées en quinconce, avec une pente minimale de 5 %, un espacement horizontal maximal de 2,00 m et un espacement vertical de 1,50 m.

Installations, études et accès

L’entreprise réalise les études d’exécution en deux phases : justification de la stabilité et plans de coffrage, puis plans de ferraillage détaillés et nomenclature des aciers après validation de la première phase. Les calculs prennent en compte les Eurocodes 0 à 8, la zone sismique 4, une durée d’utilisation de 100 ans, la classe de conséquence CC2, la classe structurale S6, les classes d’exposition XF3 + XC4 et un enrobage minimal de 5 cm.

Sont également à produire le PAQ de degré 1, le PPSPS, le plan de respect de l’environnement et le DOE avec plans de récolement géoréférencés. Le DOE comprend les géométries réellement exécutées, les plans de ferraillage, un report en Lambert 93 NGF, trois exemplaires papier et les fichiers numériques .dwg et .pdf.

Une piste forestière existante est prolongée par une piste temporaire d’environ 50 m. L’entreprise assure l’aménagement, l’entretien et la remise en état des accès, ainsi que l’installation de chantier, le balisage, les clôtures provisoires, le dessouchage et le nettoyage de l’emprise. La tolérance d’implantation des ouvrages et des fouilles est de ± 5 cm. Les DICT, la détection et la protection des réseaux sont à sa charge.

Quantités et postes techniques

Le détail estimatif prévoit notamment :

  • 300 m³ de déblais et fouilles de fondation ;
  • 29 m³ de béton armé de structure ;
  • 2 900 kg d’armatures en acier ;
  • 62 m³ d’enrochements bétonnés ;
  • 110 m³ de remblaiement des fouilles ;
  • 40 m³ de masque drainant 40/80 et géotextile ;
  • 15 m³ de pavage du lit ;
  • 45 m³ d’évacuation des déblais excédentaires ;
  • 20 h de mise à disposition d’une pelle mécanique.

Terrassements, drainage et ouvrages provisoires

Les terrassements comprennent le décapage de la terre végétale sur une épaisseur minimale de 20 cm, les déblais en terrains hétérogènes ou rocher compact, l’assainissement continu des fouilles, le réglage des fonds, le tri et la mise en réserve des blocs de plus de 0,20 m³ pour le pavage du lit, puis le remblaiement par couches compactées.

Les engins minimaux sont une pelle hydraulique de 150 CH/110 kW, un bouteur de 180 CH/130 kW et une chargeuse de 180 CH/130 kW. Les couches de compactage des assises ne dépassent pas 0,25 m ; les couches de remblaiement ne dépassent pas 50 cm. Au-delà de 35 % de pente, des redans sont créés dans le terrain naturel. Les fouilles de plus de 1,30 m nécessitent un blindage, un étaiement ou un talutage adapté.

Le masque drainant continu, d’une épaisseur minimale de 40 cm en matériau lavé 40/80, est posé contre le parement amont des plots 1 à 4 et séparé du terrain naturel par un géotextile non tissé de filtration de classe minimale GRK3, de masse surfacique ≥ 150 g/m², avec recouvrement minimal de 50 cm entre lés.

La dérivation provisoire comprend un merlon en tout-venant, un chenal ou une buse provisoire si nécessaire, un bassin de décantation avec géotextile étanche, sacs de sable et filtre à paille, ainsi que l’assainissement des fouilles. Le matériel et les engins sont évacués chaque soir hors de la zone inondable. Une pelle chenillée d’un poids minimal de 20 tonnes, avec chauffeur et accessoires, peut être mobilisée au temps passé pour les purges, embâcles, atterrissements ou reprises de profils ordonnés par le maître d’œuvre ; seules les heures de travail effectif constatées contradictoirement sont décomptées.

Bétons, armatures et enrochements

Le mur poids du plot 1 est réalisé en béton BPS C30/37, d’exposition XF3 + XC4, avec ciment CEM I 52.5 N SR3 PM dosé à 385 kg/m³, Dmax 20 mm, consistance S3, classe de chlorures Cl 0,40, air minimal de 4 %, entraîneur d’air et plastifiant, et rapport Eeff/Leq maximal de 0,50. Le béton de propreté est de classe C25/30 XF1, dosé à 280 kg/m³, avec une épaisseur minimale de 10 cm sur une assise en gravette 40/80. Le béton des enrochements des plots 2 à 4 est de classe C30/37 XF3, consistance S2, dosé à 350 kg/m³.

Les bétons respectent les normes NF EN 206/CN et NF EN 13670. Ils sont fabriqués en centrale BPE, accompagnés d’un bon de livraison et mis en œuvre dans les délais prescrits, sans ajout d’eau sur chantier. Les températures et la cure sont contrôlées ; le bétonnage est interdit sous -5 °C et soumis à précautions entre -5 °C et +5 °C. Les coffrages soignés présentent un écartement maximal de 1 mm au droit des joints, un désaffleurement maximal de 2 mm et une tolérance de positionnement de ± 1 cm.

Les armatures B500B, treillis soudés FeTE 500 et autres aciers sont fournis, découpés, façonnés, transportés et posés conformément aux normes NF EN 10080, NF A 35-027, NF A 35-080-1/2 et aux règles de l’ADETS. L’enrobage est ≥ 5 cm ; les armatures sont calées à raison d’au moins 4 cales/m². Les recouvrements des barres correspondent à 50 fois leur diamètre nominal et ceux des treillis soudés sont d’au moins 35 cm.

Les blocs d’enrochement proviennent d’une carrière agréée ; leur prélèvement dans le cours d’eau est interdit. Ils ont un volume unitaire de 190 à 550 litres, une masse unitaire de 500 à 1 500 kg, une masse volumique ≥ 2,60 t/m³, une forme anguleuse et un rapport L/E ≤ 3. Ils sont non gélifs, non poreux et non solubles, avec un indice de continuité > 70 % et une résistance à l’usure MDE 20 en présence d’eau. Ils sont nettoyés, posés en boutisse et en quinconce par couches d’épaisseur maximale de 1,00 m, puis hourdés au béton ; l’ouvrage fini comporte environ deux tiers d’enrochements et un tiers de béton de liaison.

Essais, contrôles et réception

Les matériaux font l’objet d’essais de conformité avant travaux, de contrôles intérieurs en cours d’exécution et de contrôles extérieurs. Les résultats des contrôles intérieurs sont transmis au maître d’œuvre sous cinq jours, avec les mesures correctives proposées. L’entreprise fournit et transporte les échantillons nécessaires aux contrôles et prend en charge les vérifications supplémentaires en cas de mauvais résultats.

Lorsque le transport du béton dépasse une heure, une épreuve de convenance à la charge de l’entreprise comprend un coulage expérimental d’au moins 3 m³, deux séries de 6 éprouvettes au départ et à l’arrivée, des essais de compression à 7 et 28 jours, ainsi que les contrôles d’affaissement et d’air occlus. En cours de chantier, 6 éprouvettes de 150 × 300 mm sont prélevées lors de chaque coulée, en présence du maître d’œuvre ; 3 sont testées à 7 jours et 3 à 28 jours. Des essais non destructifs ou des carottages peuvent être prescrits en cas de doute sur la conformité.

Les points d’arrêt portent notamment sur les accès, la dérivation des eaux, le piquetage, l’agrément des fournitures, les fonds de fouilles, le ferraillage, les coffrages, le calage des enrochements, le remblaiement et la remise en état finale, avec un préavis de 3 jours ouvrables.

Contraintes de site et remise en état

Le chantier se situe à environ 1 230 m NGF, en contexte de haute montagne et de risques de crues et de laves torrentielles. L’entreprise assure un suivi météorologique quotidien, interdit les travaux en lit de torrent en cas d’alerte ou de menace d’orage, évacue les engins chaque soir hors zone inondable et garantit la stabilité des talus et des fouilles.

Les travaux dans l’emprise du cours d’eau et des berges sont réalisés dans la fenêtre écologique du 1er août au 31 octobre, avec interventions en lit vif préférentiellement en septembre et octobre. Les accès, installations, ouvrages provisoires et emprises sont intégralement repliés et remis en état à l’achèvement du chantier.

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Critères d'évaluation

PondérationCritère

Visite de site

Obligatoire

Date(s)

24 septembre 2026 à 14h00

Lieu

Pont de la RD 900 à La Fresquière

Contact

Benoit Serra

Téléphone

06 07 16 58 35

Modalités

Visite commentée obligatoire ; rendez-vous à 14h ; attestation remise par l'acheteur. L'absence de visite entraîne le rejet de la candidature et le non-examen de l'offre.

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