Exploitation hydraulique des trois barrages de la Vilaine amont

EPTB Eaux & Vilaine
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Date limite
25 septembre 2026 à 10 h
Localisation
Vitré (35)
Durée
48 mois au total ; période initiale 12 mois ; 3 reconductions tacites de 12 mois
Budget
Max: 400 000 €

Exploitation, surveillance et gestion hydraulique

La prestation porte sur la mise en œuvre des consignes de gestion, la surveillance continue, la maintenance et l’entretien des barrages de la Valière, de la Haute Vilaine et de la Cantache, ainsi que de leurs ouvrages annexes et stations hydrométriques. Elle contribue à l’alimentation en eau potable, au soutien d’étiage et à l’écrêtement des crues.

L’exploitant applique les consignes du maître d’ouvrage, ou la réglementation en vigueur à défaut de consigne, et propose toute consigne alternative au maître d’ouvrage pour validation préalable. Le délai de mise en œuvre ne dépasse pas 2 heures en crue ou lors d’événements particuliers et une demi-journée en conditions normales.

Ouvrages, équipements et supervision

Le périmètre comprend notamment les corps de barrages, digues, parements, galeries, conduits d’évacuation, déversoirs, bassins de dissipation, vannes, clapets, centrales hydrauliques, postes de relevage, débourbeurs, drains, piézomètres, équipements électriques, automates, télégestion, capteurs, sondes, échelles limnimétriques et pluviomètres. Les sites secondaires comprennent notamment Bois Varot, Moulin de la Haie, Picotière, Rousselière, Gérard, Gazon, Corbanne, Rabaud et les stations hydrométriques.

Les 14 sites distants sont équipés de boîtiers Sofrel S550. Les automates Schneider M340 pilotent les organes électromécaniques et permettent une régulation par le volume ou par le débit. La prestation comprend notamment :

  • fourniture, abonnement, paramétrage et sécurisation des communications ;
  • configuration du transfert des données, de la supervision et des alarmes ;
  • exploitation des données de niveaux, volumes, débits, pluviométrie et positions des organes ;
  • maintien d’une base de données quantitatives et réglage des organes hydrauliques ;
  • étalonnage des sondes de niveau avec une précision de +/- 1 cm ;
  • respect d’une précision de réglage hydraulique de +- 10 % par rapport à la consigne de débit moyen journalier.

Gestion quantitative et manœuvre des organes

La gestion alterne un cycle de remplissage de 5 à 6 mois, de novembre-décembre à mai-juin, et un cycle de déstockage de 6 à 7 mois, de mai-juin à novembre-décembre. Les consignes tiennent compte des volumes stockés, des données hydrologiques, de la pluviométrie, des prévisions météorologiques, des débits naturels et des temps de transfert.

Les objectifs de débit réservé mentionnés au cahier des charges sont les suivants : 90 l/s à l’aval de la Valière d’octobre à juin et 53 l/s de juillet à septembre ; 150 l/s à l’aval de la Haute Vilaine d’octobre à juin et 100 l/s de juillet à septembre ; 150 l/s à l’aval de la Cantache d’octobre à mai et 46 l/s de juin à septembre. Les objectifs aval sont de 450 l/s à Vitré Bas Pont, 1 m³/s à Châteaubourg et 1 m³/s à Cesson.

Pour la Valière et la Haute Vilaine, les lâchers combinent la vanne de vidange et la vanne de débit réservé, avec réglage préalable selon les tables cote/ouverture/débit puis réglage final par la vanne de débit réservé. Pour la Cantache, les clapets sont utilisés prioritairement au-dessus de la cote 58,90 m et la vanne jet creux complète le réglage ; le débit des clapets peut atteindre 37 m³/s à la cote 61,50 m. Les vannes de prise d’eau de la Cantache ne doivent pas être ouvertes lorsqu’il reste moins de 0,50 m d’eau au-dessus de leur partie haute.

Les préretenues font l’objet de consignes spécifiques : fermeture des vannes de la Picotière vers le 15 avril et ouverture vers le 15 octobre, contrôle des poissons et de la périphérie ; maintien du batardeau de la Rousselière sauf besoin particulier ; maintenance des ouvrages de Gérard, Gazon, Corbanne et des autres ouvrages annexes.

Surveillance, auscultation et maintenance

La télésurveillance comprend la consultation des données métrologiques, le report et l’acquittement des alarmes, ainsi que la vérification de la cohérence entre consignes, automatismes et fonctionnement des équipements.

La surveillance de terrain comprend :

  • une inspection hebdomadaire des ouvrages, organes mécaniques, génie civil, vannages, métrologie, auscultation, galeries, déversoirs, coursiers, embâcles, végétation, accès et ouvrages annexes ;
  • une inspection mensuelle avec mesures des piézomètres, débits de fuite et fuites instrumentées, contrôle de cohérence avec les postes de relevage, diagnostic et réétalonnage des sondes, essais représentatifs des vannes et contrôle des pompes ;
  • des vérifications semestrielles des éléments mécaniques des ouvrages annexes, notamment le graissage ;
  • une inspection annuelle avec test des poires de niveau et alarmes, fonctionnement sur onduleurs, groupe électrogène et sans source d’énergie par manœuvre manuelle ;
  • des opérations électriques annuelles et sur événement : relevés, borniers, batteries, armoires, treuils, protections contre la foudre, télécommunications et réparations après malveillance ;
  • le contrôle trimestriel des stations hydrométriques et l’entretien courant des équipements, débourbeurs, postes de relevage et ouvrages annexes.

Les mesures d’auscultation portent notamment sur les niveaux de retenue, piézomètres, drains, débits de fuite, déplacements, fissuromètres, repères topographiques et équipements de mesure. Les relevés manuels sont interprétés, répétés en cas de valeur anormale et signalés sans délai en cas de doute. La cote de fond des piézomètres et drains de fondation est mesurée au moins une fois par an.

Les interventions sont inscrites dans un registre horodaté à chaque intervention. L’archivage comprend notamment les cotes et volumes des barrages, débits restitués, hauteurs et débits des stations, cumuls horaires de pluie, niveaux et débits des piézomètres et drains, ainsi que les démarrages et durées de fonctionnement des postes de relevage. Une version numérique compatible Excel est remise annuellement.

Crues, événements particuliers et contrôles

En crue, l’exploitant surveille les niveaux et débits, applique les états d’intervention propres à chaque barrage, informe le maître d’ouvrage et échange avec le SPC Vilaine Côtiers et Bretons. Les mesures sont vérifiées toutes les 24 heures en exploitation courante, toutes les 12 heures en veille et toutes les 6 heures en état de surveillance. En état de surveillance, une visite quotidienne est réalisée ; en état de crue, une présence permanente est assurée pendant les heures ouvrées et une vérification toutes les 4 heures en dehors ; en crue avec complication ou urgence, la présence est permanente 24 h/24.

Les seuils principaux de passage en état de crue sont une cote supérieure à 85,80 m pour la Valière, 90,20 m pour la Haute Vilaine et 61,31 m pour la Cantache. Les niveaux des plus hautes eaux sont respectivement de 86,40 m, 91,10 m et 61,50 m. La stratégie vise à limiter les débits aval, maintenir les retenues sous les plus hautes eaux et préserver la ressource pour l’eau potable et le soutien d’étiage.

Après une crue, l’exploitant inspecte les dispositifs d’auscultation, organes de vidange, parements, rives et bassins de dissipation, puis retire les embâcles. Les séismes forts, abaissements anormaux, vidanges rapides, remises en eau, anomalies de mesure et désordres déclenchent des visites, relevés renforcés, expertises et communications adaptées. Une situation urgente peut imposer un abaissement immédiat d’1 m puis une vidange de sécurité sans stabilisation.

L’exploitant accompagne les visites techniques approfondies, les inspections réglementaires et les études spécifiques, et veille à la conformité électrique, mécanique, de levage, des points d’assurage, lignes de vie et équipements de sécurité. Il produit un bulletin hydrologique chaque lundi matin et un rapport annuel comprenant les surveillances, interventions, pannes, mesures d’auscultation, événements et propositions d’amélioration, transmis au plus tard le 31 janvier de l’année suivante.

L’enlèvement des embâcles sur les déversoirs fixes et mobiles et les parements amont peut faire l’objet d’une commande spécifique. Les travaux d’entretien liés aux vidanges peuvent comprendre la réparation des parements et vannages ainsi que le curage des sédiments, selon des modalités conformes aux autorisations administratives et validées par le service de la police de l’eau.

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Contact

Jimmy COURTIGNE / Pierre LECOLLINET

Email

jimmy.courtigne@eaux-et-vilaine.bzh / pierre.lecollinet@eaux-et-vilaine.bzh

Téléphone

07.63.73.14.26 / 07.60.53.63.19

Modalités

Visite optionnelle, non requise mais recommandée ; rendez-vous préalable auprès de l’un des deux contacts.

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