Études et reconnaissances géotechniques

Date limite
5 novembre 2026 à 09 h
Localisation
Sainte-Suzanne (974)
Durée
4 mois prévisionnels dès notification ; G2 AVP, G2 PRO, G4 et G5 : 4 semaines chacune dès ordre de service, sauf disposition contraire à la notification
Budget
Estimation: 70 000 €

Programme des missions

La prestation comprend les missions géotechniques G2-AVP, G2-PRO, G4 et G5 selon l’enchaînement de la NF P 94-500, pour préparer la construction d’un pôle comprenant notamment un parc de quartier, un pavillon des arts et la réfection d’une cheminée. Elle vise à caractériser les sols et ouvrages existants, à établir les paramètres utiles au projet et à formuler des recommandations pour les travaux.

Les hypothèses provisoires de charges du bâtiment C sont à prendre en compte : pour les semelles filantes, bande de chargement de 9 m, Q = 4,5 t/ml et G = 5,5 t/ml ; pour les semelles isolées de la charpente, Q = 10,7 t et G = 4 t ; pour les semelles isolées supportant le plancher en bac collaborant, Q = 13,5 t et G = 15,8 t.

Études de site et investigations

L’étude de site décrit le contexte géologique et hydrogéologique, le site et ses avoisinants, et examine les risques liés notamment aux cavités, mouvements de terrain, séismes, inondations et nappes. Le programme minimal de reconnaissance G2-AVP prévoit :

  • 6 sondages pressiométriques de 7,00 à 10,00 m, avec essais pressiométriques tous les 1,5 m dans les forages ;
  • 2 sondages à la pelle mécanique et 4 essais de perméabilité, par infiltration à charge constante ou méthode Porchet, à une profondeur cohérente avec l’ANC et l’infiltration des eaux pluviales ;
  • 2 reconnaissances de fondations existantes et une auscultation géophysique par géoradar près de la cheminée ;
  • la reconnaissance des dallages sous les deux halles existantes : ferraillage des nappes supérieure et inférieure, épaisseurs, appuis de poteaux, bêche périphérique ou longrines, terrain d’assise et essai de plaque Westergaard. Si des longrines sont présentes, leur implantation, leurs dimensions et leur ferraillage sont relevés. Les rapports doivent notamment vérifier la possibilité de charges supérieures à 1 000 daN/m² sur les dallages et à 500 daN/m² sur les dalles portées, ainsi que la charge d’exploitation maximale admissible selon le ferraillage constaté.

Les reconnaissances renseignent notamment les couches et épaisseurs des sols, les terrains à décaper ou purger, les vides et poches de scories, la perméabilité, la cohésion à court et long terme, la position de la dalle basaltique et les possibilités de réemploi des matériaux. Le géotechnicien peut proposer des sondages ou essais complémentaires s’il les juge nécessaires. Les implantations sont reportées sur plan et les coordonnées x, y et z figurent dans les rapports.

Reconnaissance des galeries et essais

Au droit de la cheminée, le géoradar couvre les faces nord et sud pour identifier et cartographier les éventuels ouvrages souterrains. La prestation comprend des plans cotés, des profils et dessins légendés, avec profondeur, nature des matériaux et repérage photographique. Le défrichage nécessaire au passage des appareils et des opérateurs est à prévoir par la maîtrise d’ouvrage avant l’intervention.

Après repérage, une trémie d’accès sécurisée de 1 m × 1 m est créée à au moins 1,5 m du socle maçonné. Le sondage est blindé du sol jusqu’au niveau d’assise et mis hors d’eau. L’accès reste ouvert jusqu’à présentation et approbation des relevés graphiques et photographiques par la maîtrise d’œuvre. L’inspection relève les dimensions, la profondeur, les matériaux, l’état sanitaire et les désordres éventuels des galeries ; les livrables comprennent des plans, coupes, profils et photographies, avec niveaux NGF. La remise en état restitue la résistance mécanique des remblais, l’aspect initial des revêtements et l’étanchéité des ouvrages enterrés. Les investigations doivent protéger la cheminée : pas de sollicitation directe, protections mécaniques ou blindages temporaires, et aucune intervention invasive dans la maçonnerie sans autorisation explicite de la maîtrise d’œuvre. Pour ces interventions, une main-d’œuvre qualifiée est requise.

Les essais de laboratoire portent notamment sur l’agressivité des bétons et des eaux souterraines, l’identification des sols et leur classification GTR, en vue d’évaluer le réemploi des matériaux et la définition des couches de forme.

Recommandations et livrables

Les rapports définissent la gestion des eaux souterraines, météoriques et d’infiltration, avec, si une nappe est présente, les niveaux de basses eaux, de hautes eaux et des eaux exceptionnelles. Ils traitent aussi les risques sismiques et, le cas échéant, la liquéfaction, ainsi que les aléas de mouvement de terrain et d’inondation.

Les recommandations couvrent la traficabilité du site en phase chantier, la rippabilité, les terrassements et plateformes, les critères de réception (EV2, EV2/EV1 et modules de Westergaard), les soutènements, la stabilité des talus et les mitoyennetés. Pour les fondations, elles précisent les niveaux et valeurs d’ancrage, les contraintes aux ELS et ELU et les tassements absolus et différentiels. Elles incluent également le classement GTR et le réemploi des déblais, les plateformes et remblais sous dallage, ainsi que les paramètres de dimensionnement des dallages selon le DTU 13-3.

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