Études et maîtrise d’œuvre du système d’alimentation en eau potable
- Date limite
- 18 novembre 2026 à 12 h
- Localisation
- Montier-en-Der (52)
- Durée
- Minimum global : 7 ans si tranches chevauchées ; TF et TO001–TO003 : 7 ans chacune ; affermissement TO001–TO003 sous 7 ans du début TF ; TO004 non précisé
- Budget
- Non précisé
Diagnostic et scénarios pour le système AEP
Le marché confie une mission d’études puis, si les tranches optionnelles sont affermies, de maîtrise d’œuvre portant sur l’alimentation en eau potable de Montier-en-Der. Le système comprend les forages de Jagée et de la Borde, un réservoir d’eau brute, une usine de production et de traitement, un réservoir d’eau traitée et 28,49 km de réseaux. Il assure également une vente en gros à Ceffonds. Les données de cadrage indiquent une capacité de captage de 57 m³/h et une capacité de traitement de 80 m³/h.
La tranche ferme couvre le diagnostic de l’ensemble de la chaîne, de la ressource à la distribution. Le titulaire examine notamment les documents existants (dont les schémas directeurs, rapports annuels du délégataire et analyses ARS), échange avec l’exploitant, visite les sites et vérifie, fiabilise puis valide le modèle hydraulique. Il doit analyser les données et leurs évolutions, repérer les incohérences et étayer ses propositions, plutôt que les agréger sans examen. Le stockage existant est indiqué comme inférieur à la moitié des besoins moyens journaliers hors besoin incendie.
Études de la tranche ferme
- Stockage : évaluer la pertinence de l’emplacement et des capacités existantes ; si la réhabilitation ne paraît pas possible, définir le type, le volume et l’emplacement d’un nouvel ouvrage. Argumenter au maximum deux propositions d’amélioration, par réhabilitation ou investissement, avec analyse multicritère. Chiffrer les prestations induites à estimer : canalisations supplémentaires, surpresseurs, foncier, diagnostics structurels et amiante/plomb, démolition, construction et raccordement électrique. Pour un nouvel emplacement, privilégier les terrains communaux ou de la communauté d’agglomération. Le réservoir étant voisin d’une station-service Total, prendre contact avec le SDIS et intégrer ses préconisations.
- Traitement : analyser le fonctionnement de la filière, ses dysfonctionnements, son entretien, l’usure des pièces et l’évolution de sa capacité ; établir un bilan qualitatif sur dix ans, notamment sur l’adéquation du traitement et l’émergence éventuelle de nouvelles molécules. Argumenter au maximum deux scénarios d’amélioration, de réhabilitation ou d’investissement. Une nouvelle station doit être étudiée en priorisant le foncier communal ou intercommunal ; le forage actuellement le plus productif se situe sous la station. Examiner aussi les prestations connexes nécessaires, dont diagnostics, hydraulique, surpression, canalisations, démolition éventuelle et raccordement électrique.
- Distribution : analyser diamètres, matériaux et état des réseaux, puis actualiser le modèle hydraulique selon les scénarios de traitement et de stockage pour viser une distribution conforme à la réglementation. Détailler les travaux envisageables : ajout, agrandissement, réduction ou maillage de conduites, chloration complémentaire et surpression. Pour les linéaires supplémentaires, privilégier les voies publiques ; intégrer les besoins d’études géotechniques, les repérages amiante, plomb et HAP et les enjeux fonciers.
- Prélèvement et production : établir le bilan des prélèvements des dix dernières années et des besoins futurs ; comparer la capacité des deux ressources existantes aux volumes éventuellement disponibles sur un nouveau forage. Préciser les niveaux de prélèvement à atteindre à la Borde et à Jagée, de manière non concomitante, et proposer le devenir de ces forages : réhabilitation ou abandon. Évaluer les prestations induites, telles que contrôle vidéo, essais de pompage, nouveau tubage, location de grue ou comblement.
Les scénarios de faisabilité sont soumis à validation du maître d’ouvrage et doivent comporter une analyse multicritère argumentée. Les diagnostics nécessaires au chiffrage des travaux en AVP puis PRO — notamment amiante, plomb, béton, ITV et essais de pompage — doivent être finalisés et transmis avant septembre 2027.
AVP, PRO et préparation de l’opération
L’AVP confirme la faisabilité et les caractéristiques principales de la solution, propose l’implantation des ouvrages et, si nécessaire, un phasage et un premier planning pluriannuel. Il précise les moyens nécessaires, les estimations par ouvrage et nature de travaux, leurs incertitudes et les dossiers d’autorisations relevant de la mission. Le maître d’œuvre prépare les cahiers des charges des investigations complémentaires, consulte ou aide à sélectionner les prestataires, puis suit leurs interventions. Il précise les emprises foncières et servitudes nécessaires, vérifie la compatibilité avec l’urbanisme, prépare les démarches de DT et coordonne la collecte, l’analyse et la synthèse des réponses des exploitants de réseaux. Les ouvrages souterrains dont la localisation incertaine pourrait remettre en cause le projet ou la sécurité doivent être localisés en catégorie A ; des investigations complémentaires sont confiées à un prestataire certifié si nécessaire. La mission comprend également la mise en valeur paysagère, l’accompagnement des procédures administratives — leur réalisation étant hors du champ de la mission — ainsi que la recherche de financeurs et la préparation des dossiers de financement.
Le PRO précise les choix techniques, dimensions et implantations, les tracés des réseaux, les spécifications des équipements, le coût prévisionnel par éléments techniquement homogènes et le planning des travaux. Les coûts d’exploitation et de maintenance sont également évalués ; le coût d’ensemble et l’échéancier doivent distinguer stockage, traitement et distribution. Les estimations sont actualisées aux phases diagnostic, AVP et PRO, avec explication des écarts significatifs. Le titulaire fournit des documents modifiables et reproductibles (notamment DOCX, XLS, PPT, AutoCAD et fichiers sources métiers), ainsi que leur version PDF, et propose une plateforme sécurisée d’échange documentaire.
Les hypothèses de dimensionnement comprennent notamment le renouvellement pouvant atteindre 15 % des 28,49 km de réseau, soit environ 4 km, avec renforcements, maillages, modifications ou déplacements de conduites et reprises de branchements. Elles intègrent aussi les travaux de voirie et de remise en état, terrassements, déblais, traversées, circulation et accès. Pour le stockage, les études prennent en compte volume utile, réserves de sécurité, pointes et, le cas échéant, défense incendie, ainsi que les équipements hydrauliques, pompage, automatisme, télégestion, génie civil, ventilation, sécurité et raccordements. Pour le traitement, elles couvrent la réhabilitation lourde ou une filière nouvelle, les équipements, canalisations, by-pass, effluents et mesures de maintien du service. Pour les forages, elles considèrent réhabilitation ou abandon, notamment tubage, margelle et chambre à vannes. Le programme distingue les opérations urgentes à court terme des améliorations à moyen terme.
Tranches optionnelles et contraintes d’exploitation
Les tranches optionnelles concernent le stockage (TO001), le traitement (TO002), la distribution (TO003) et le prélèvement/production (TO004). Pour les tranches affermies, les missions comprennent ACT-DCE (préparation de la consultation, DCE, analyse des candidatures et offres et assistance à l’attribution), VISA des études d’exécution réalisées par les entreprises, DET (suivi de conformité, réunions hebdomadaires de chantier, comptes rendus et vérification des décomptes) et AOR (opérations préalables à la réception, suivi des réserves, examen des désordres, DOE et garantie de parfait achèvement).
Le maintien du service d’eau potable est une contrainte majeure : les solutions s’appuient sur les ouvrages de secours ou un phasage adapté. Les raccordements en service sont planifiés avec l’exploitant ; leur durée ne peut dépasser 48 heures, alors que le réservoir ne peut rester sans alimentation plus de 8 heures sans risque de pénurie. Le maître d’œuvre suit les épreuves hydrauliques et la stérilisation ; la réception requiert un procès-verbal satisfaisant d’un laboratoire agréé, et la procédure de désinfection est soumise au visa du maître d’ouvrage. Il définit avec les exploitants le phasage et les programmes d’essais, ainsi que les documents de mise en service, notices d’exploitation et de maintenance, plans et DOE. Le dossier comprend aussi les autorisations, documents d’assurance qualité et de sécurité, éléments nécessaires au DIUO et un cahier des charges d’essais en circuit fermé puis sur réseau, avec période de bon fonctionnement à définir.
Point de cohérence documentaire : la TO004 est désignée « Prélèvement / Production » dans la décomposition du marché, mais la sous-section CCTP consacrée à cette tranche indique qu’elle porte sur les travaux relatifs à la distribution. Cette discordance mérite clarification.
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Critères d'évaluation
Total indiqué50 pts
Visite de site
Date(s)
Vendredi 30 octobre 2026
Lieu
Sur site, à Montier-en-Der
Contact
Manon Deraisin
Téléphone
06 73 92 33 08
Modalités
La visite est obligatoire ; une offre sans visite est déclarée irrégulière.
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