Étude des rejets et pollutions du Gros-Vallat

Date limite
14 octobre 2026 à 12 h
Localisation
Ramatuelle (83)
Durée
20 mois TF + 8 mois TO001 ; prévisionnel maximal 28 mois (minimum global si chevauchement) ; TO001 à notifier sous 28 mois du début TF
Budget
Non précisé

Diagnostic des rejets et sources de pollution

L’étude vise à caractériser la qualité des eaux, quantifier et hiérarchiser les apports polluants, puis localiser les sources les plus impactantes et proposer des mesures correctives et préventives. Les résultats doivent aussi contribuer à la préparation d’un futur schéma directeur de gestion des eaux pluviales.

Investigations et prélèvements

Le suivi porte sur 12 stations : 6 en tranche ferme et 6 complémentaires en tranche optionnelle. Leur répartition et leur localisation précise sont proposées ou adaptées par le titulaire puis soumises à validation du maître d’ouvrage. Des stations complémentaires peuvent être ajoutées par bon de commande ; le BPU doit distinguer les types d’analyses et les matrices (eau, sol, sédiments), et intégrer la procédure de test d’ADN environnemental.

Les campagnes sont planifiées selon les périodes les plus pertinentes pour les pollutions recherchées, avec une forte réactivité, notamment pour les rejets pluviaux et les prévisions de pluie. La démarche est progressive : les résultats d’une campagne peuvent orienter les paramètres et points de prélèvement des suivantes, après validation. En l’absence d’écoulement permanent, un prélèvement de sédiments à la tarière manuelle est prévu à une profondeur pertinente pour rechercher une pollution récurrente.

Analyses et interprétation

À chaque station et campagne, les mesures in situ comprennent le débit instantané, les températures de l’eau et de l’air, l’oxygène dissous, le pH et la conductivité, à l’aide d’une sonde multiparamètres. Les conditions météorologiques et hydrologiques, la limpidité, la couleur et l’odeur sont également observées. Les analyses classiques en laboratoire portent sur la DCO, la DBO5 et les MES.

Les paramètres spécifiques sont à justifier selon les pressions suspectées et les matrices pertinentes. La trame indicative prévoit notamment :

  • Mécanique : paramètres classiques et turbidité.
  • Pollutions organiques de process ou assimilables aux eaux usées : ammonium, nitrites, nitrates, phosphates, phosphore total, métaux sur sédiments et bactériologie (Escherichia coli, streptocoques fécaux).
  • Pollution agricole diffuse : éléments nutritifs, métaux sur sédiments (notamment cuivre) et pesticides utilisés en viticulture, dont atrazine, diuron, glyphosate, AMPA, simazine, terbuthylazine, métalaxyl et méthomyl.
  • Pollutions toxiques ou pluviales : PCB sur sédiments, HAP sur eau brute et métaux sur sédiments selon les sources étudiées.

Le titulaire interprète l’état général des stations selon l’arrêté du 25 janvier 2010, analyse les résultats par type d’altération et hiérarchise les impacts. L’identification des sources doit s’appuyer sur un faisceau d’indices (résultats analytiques, répartition spatiale et temporelle, observations de terrain, conditions hydrologiques et météorologiques, activités et voies de transfert). Si l’origine reste incertaine, les sources potentielles et incertitudes sont hiérarchisées. Les laboratoires d’analyse doivent être agréés par le ministère chargé de l’environnement pour les paramètres concernés.

Recherche documentaire et livrables

Le diagnostic s’appuie sur les données d’assainissement non collectif, de suivi des eaux, de mortalités piscicoles et de réseaux, les informations communales sur les eaux pluviales et les signalements disponibles. Le titulaire prend également contact avec les services de l’État compétents pour recueillir les études et données utiles non détenues par les collectivités.

La mission comprend 5 réunions techniques et 2 réunions de restitution, avec préparation de supports. Avant chaque réunion technique, un rapport minute est transmis par voie informatique au moins 5 jours à l’avance et remis en version papier le jour même en 5 exemplaires. Le rapport final est remis en 3 exemplaires, dont 1 reproductible, et en version numérique ; une fiche est produite pour chaque station. Il comprend la synthèse bibliographique, les résultats bruts au format Excel avec limites de quantification, normes analytiques, matrice et seuils de référence, l’analyse et l’interprétation des campagnes, le diagnostic et des propositions d’action.

Les documents sont remis sous forme numérique et papier. Les données cartographiques sont centralisées dans un SIG compatible avec GEOCONCEPT et QGIS ; les formats .shp et MIF/MID sont privilégiés, en projection Lambert 93 et coordonnées NGF. Les documents de travail numériques sont remis sur CD-Rom aux formats Word, JPEG, Excel, PDF et DWG.

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