Entretien du patrimoine arboré
Prestations d’entretien et de gestion arboricole
L’accord-cadre couvre l’entretien courant et spécialisé du patrimoine arboré communal, l’élagage, les interventions d’abattage et d’essouchage, la lutte contre les chenilles processionnaires ainsi que la gestion informatisée des arbres. Les interventions sont réalisées sur les espaces publics, les alignements, parcs, squares et propriétés communales, avec maintien de la sécurité des personnes, des biens, des circulations et des réseaux.
Organisation des chantiers et sécurité
Le titulaire assure la préparation, la signalisation conforme à la réglementation routière et à l’instruction sur la signalisation temporaire, la protection des piétons et des véhicules, les permissions de voirie, l’information des usagers et le maintien de la signalisation pendant toute la durée du chantier. Le casque est obligatoire sur l’emprise du chantier et les ouvriers portent des gilets rétro-réfléchissants homologués.
Les moyens, matériels et méthodes sont soumis à l’acceptation du service de la ville lors de la réunion préparatoire. Les outils de coupe doivent être affûtés et désinfectés entre chaque arbre. L’usage des griffes est interdit, sauf autorisation expresse. Les matériaux et produits doivent être conformes aux normes et homologations en vigueur et agréés avant emploi.
Le titulaire protège les réseaux aériens et souterrains, effectue les déclarations préalables nécessaires et signale immédiatement tout dommage. Le brûlage des déchets d’élagage sur chantier est interdit. Le bois et les produits de coupe sont débités, rangés, évacués et les zones d’intervention nettoyées le jour même. Les avaloirs sont protégés et les caniveaux dégagés avant les travaux sur voirie.
Certains BRF peuvent être conservés par la collectivité et transportés vers un emplacement déterminé dans la commune. Sur demande, les troncs et branches peuvent être débités en éléments de 0,50 m ou 1 m, fendus si nécessaire et rangés façon stère. Des BRF peuvent également être fournis et livrés franco-domicile à Colombes.
Tailles sur végétaux à port libre
Les travaux sont suspendus en période de gel, de givre, de neige, lorsque la température atteint 0 °C au démarrage ou en cas de vent dépassant 60 km/h. Les tailles en vert sont réalisées entre début juin et mi-octobre.
Les coupes sont franches, nettes, orientées pour éviter la stagnation d’eau et réalisées sans altérer la ride de l’écorce ni le bourrelet cicatriciel. Le rabattage s’effectue à l’aisselle d’un tire-sève dont le diamètre représente entre le tiers et la moitié de celui de la branche coupée. Les branches chargées ou de fort diamètre sont découpées en tronçons successifs ; les cordes sont utilisées lorsque des biens doivent être préservés. Un badigeon de type DRAWIPAS, LAC BALSAM ou similaire est appliqué sur les plaies, selon le choix du pouvoir adjudicateur.
Les prestations comprennent notamment :
- taille de formation des jeunes arbres, remontage progressif des branches basses, sélection des charpentières, équilibrage de la couronne, entretien ou refléchage de la flèche et suppression des branches mortes, malvenues ou en surnombre ;
- nettoyage complet de couronne, suppression des branches mortes ou dépérissantes, chicots, gourmands, drageons, lierre et autres végétations parasites ;
- éclaircissage, sans retrait de plus de 20 % du volume foliaire pour les tailles d’entretien ;
- réduction et rééquilibrage de couronne, sans retrait de plus de 50 % du volume foliaire, avec définition préalable de l’importance et des caractéristiques de la taille par le pouvoir adjudicateur ;
- remontage de couronne jusqu’à la hauteur définie avec la ville et suppression des rejets au pied ;
- suppression des rejets et drageons sur le collet, ainsi que des gourmands herbacés ou âgés de 2 ans au maximum.
Abattage, dévitalisation et essouchage
L’abattage concerne les arbres morts, gênants ou dangereux. Les végétaux sont marqués par la ville et aucun chantier ne commence sans son accord exprès. Le démontage se fait de haut en bas, avec débitage du tronc jusqu’au sol ; les branches sont descendues par cordages lorsque l’environnement l’exige. La souche est arasée à cul blanc ou conservée sur 1,50 m avec coupe chanfreinée, selon la décision du service de la ville.
La dévitalisation chimique des souches comprend le rainurage homogène de l’aubier et l’emploi de cristaux de sulfamate d’ammonium ou d’un produit agréé. Elle intervient dans les 24 heures suivant l’abattage et précède l’essouchage d’au moins 4 semaines. La dévitalisation préalable des arbres peut comprendre le percement du tronc et l’emploi d’un désherbant total agréé, l’abattage intervenant après la mort complète de l’arbre.
L’extraction des souches est réalisée à la carotteuse, au treuil ou à la main, selon les contraintes du site. Le rabotage mécanique est effectué sur une profondeur homogène de 0,30 m. Les déclarations d’intention de commencement de travaux sont adressées aux concessionnaires 10 jours francs avant l’intervention. Le trou est rebouché immédiatement, en terre végétale jusqu’à 0,30 m au-dessus du sol existant ou en grave ciment. Le site est balayé le jour même et une signalisation provisoire est maintenue jusqu’à la fin du remblaiement.
Tailles en rideau et interventions complémentaires
Les tailles en rideau concernent les végétaux d’alignement. Elles visent une esthétique homogène, la cohabitation avec les habitations et le trafic, ainsi que la réduction du risque de chute de branches. Les plateaux sont plans, réguliers et homogènes ; les façades sont droites, parallèles et sans « ventres » ni « vagues ». Le végétal est traité sur 6 faces, ou sur les 4 faces libres lorsqu’il forme un rideau continu.
Le gabarit est défini avec le service de la ville. La taille peut être manuelle ou mécanique, ce dernier matériel étant soumis à agrément. Une deuxième taille estivale ou hivernale peut limiter la croissance des pousses et préserver l’homogénéité de l’alignement. Le recalibrage, réalisé en principe tous les 5 ans, réduit la hauteur et la largeur du houppier de 0,50 m au maximum ; le rideau arrière est maintenu à 1 m de la limite de clôture riveraine et les coupes ne dépassent pas 0,10 m de diamètre. La restructuration traite notamment les végétaux âgés, mutilés ou présentant des pousses de plus de 3 ans. Le nettoyage du houppier supprime le bois mort, les chicots, les anciennes coupes et les gourmands sans créer de déséquilibre.
La collectivité peut demander la mise à disposition d’ouvriers avec leurs outils ou machines. La traction animale peut être utilisée pour l’évacuation des branches et déchets dans les espaces labellisés « écojardin ». Les interventions difficiles d’accès peuvent nécessiter des moyens adaptés et, après accord, une prestation correspondante.
Chenilles processionnaires et nichoirs
Les nids sont retirés avec leurs supports et détruits par brûlage en évitant leur chute au sol et la dispersion des poils urticants. Le personnel porte les EPI nécessaires. Les pièges à chenilles comprennent une collerette réglable, un tube et un sac collecteur rempli de terre ; l’étanchéité au tronc est assurée par un ajustement et, si nécessaire, du mastic. La pose commence dès décembre, puis les sacs sont déposés, éliminés et remplacés ou réajustés.
Les pièges à phéromones sont posés avant les vols nuptiaux, de mai à septembre, à raison de 6 pièges par hectare dans les îlots de résineux ou d’un piège tous les 25 m en alignement. Leur entretien comprend la vérification du maintien, le repositionnement, le remplacement des phéromones ou appâts et le nettoyage des organismes piégés. Les nichoirs fournis par la ville sont posés et nettoyés de septembre à décembre ; les nids sont retirés et les nichoirs remis en place après nettoyage lorsque nécessaire.
Gestion informatisée du patrimoine
Le titulaire collecte, saisit, actualise et exploite une base graphique et alphanumérique permettant de localiser les arbres et de programmer les opérations de maintenance. La base décrit au minimum la codification des supports, la rue, l’essence, la hauteur, la circonférence du tronc, le diamètre du houppier, l’état phytosanitaire visuel — bon, moyen ou mauvais — et l’historique des interventions.
La solution comprend une cartographie géoréférencée, compatible avec les systèmes SIG par échange au format Shape (SHP). La collectivité dispose d’un accès distant en lecture seule et reçoit les comptes rendus, bilans et fichiers exploitables : DWG pour les données graphiques et Excel pour les données alphanumériques. La base du patrimoine est mise à jour 1 fois par mois, avec transfert des données au SIG ; les données d’exploitation sont actualisées en temps réel. Une formation initiale sur site et des sessions de mise à niveau sont prévues. La collectivité reste propriétaire de la base en fin de contrat.
Préparez votre dossier
Critères d'évaluation
| Pondération | Critère |
|---|---|
Marchés similaires
Autres appels d'offres proches encore ouverts.
Posez vos questions sur le marché
Notre IA a lu l'intégralité du DCE et répond à toutes vos questions sur ce marché.