Diagnostic et audit des ouvrages et réseaux d’eaux pluviales

Communauté d’Agglomération d’Amiens Métropole
Date limite
4 novembre 2026 à 11 h
Localisation
Amiens (80)
Durée
2 ans ; bons de commande valables 3 mois
Budget
Max: 375 000 €

Diagnostic multi-méthodes du patrimoine pluvial

L’accord-cadre porte sur le diagnostic et l’audit des ouvrages et réseaux visitables du système de gestion des eaux pluviales, sur l’ensemble du territoire d’Amiens Métropole, qui regroupe 39 communes. Les interventions sont déclenchées au fur et à mesure des besoins par bons de commande et comprennent la reconnaissance du site, l’évaluation de son accessibilité, les démarches administratives nécessaires, la protection et la signalisation du chantier, le programme d’intervention, les inspections et la présentation des résultats.

Le périmètre technique concerne notamment les ovoïdes, bassins de rétention ou d’infiltration, ouvrages de gestion intégrée des eaux pluviales, noues, fossés, décanteurs, déshuileurs, dessableurs, collecteurs, branchements et ouvrages de stockage enterrés.

Inspections visuelles

Les visites sont réalisées sur site par deux personnes et portent sur les parties aériennes ou émergentes accessibles à l’œil. Le titulaire utilise des moyens de mesure et des outils manuels pour relever les dimensions et la position des éléments observés. Les inspections sont réalisées de préférence par temps sec et peuvent être reportées après accord du maître d’ouvrage en cas d’intempéries, de montée en charge du réseau ou de circonstance empêchant les constatations.

Le dimensionnement et le fonctionnement des ouvrages peuvent nécessiter des levés topographiques complémentaires. Les ouvrages ciblés comprennent notamment :

  • 40 noues et/ou fossés ;
  • 50 ouvrages de gestion des eaux pluviales à ciel ouvert ;
  • 30 déshuileurs/dessableurs.

Les désordres recherchés incluent notamment la végétation envahissante, le colmatage, les dépôts et déchets, les hydrocarbures, les fissures, la présence d’eaux usées, les équipements bloqués, les accès précaires ou recouverts et les défauts de protection. Une fiche descriptive illustrée est établie pour chaque ouvrage, avec caractéristiques générales, plan de situation, compte rendu, fonds de plans cotés, schéma des désordres, légende, photographies et croquis utiles.

Inspections télévisées

Les inspections télévisées portent sur les collecteurs et branchements du réseau pluvial afin d’évaluer l’état structurel et fonctionnel des conduites : pente, flaches, points hauts, joints, raccordements, infiltrations, alignement, regards, fonctionnement hydraulique, obstacles à l’écoulement, tracé, surverses et points particuliers.

Le titulaire prend en compte dans son offre :

  • 2 000 ml de collecteurs non visitables ;
  • 2 000 ml de collecteurs de diamètre supérieur à 500 mm et jusqu’à 800 mm inclus ;
  • 1 000 ml de collecteurs de diamètre supérieur à 800 mm et jusqu’à 1 000 mm inclus.

Les collecteurs et branchements sont entièrement nettoyés par hydrocurage avant inspection, aux frais du titulaire ou de son sous-traitant. La caméra couleur, centrée dans l’axe, dispose d’un éclairage adapté, d’une tête tournante et pivotante à 360°, d’un inclinomètre et d’un outil d’estimation de l’ovalisation lorsque nécessaire. La mesure de longueur est vérifiée au moins une fois par an et la date de vérification figure dans le rapport.

L’inspection est menée d’axe en axe de regard, de l’aval vers l’amont, avec positionnement par rapport à la cote zéro, vitesse constante hors points particuliers, relevé de la distance cumulée et examen arrêté de chaque branchement. En cas d’obturation, le sens d’inspection peut être inversé depuis le regard suivant.

Les anomalies sont caractérisées selon la norme NF EN 13 508-2 et illustrées par des photographies couleur incrustées. Chaque tronçon fait l’objet d’une feuille séparée comprenant notamment l’identification, la commune, l’adresse, la date, la météorologie, les longueurs, le diamètre ou la section, la nature du tuyau, les sens d’écoulement et d’inspection, la nature des effluents, les profondeurs de radier, les observations et les résultats.

Le rapport comprend une conclusion avec priorisation des désordres, un film vidéo avec incrustations d’identification, les photographies au format JPEG, les vidéos aux formats MOV, AVI, MP4 ou MPEG et un schéma du réseau indiquant regards, branchements, dimensions, sens d’écoulement, carrefours et points singuliers.

Inspections par drone ou robot

Les inspections par drone ou robot concernent les collecteurs visitables de diamètre supérieur ou égal à 500 mm et les ouvrages de stockage enterrés. Le titulaire prend en compte 20 km de collecteurs visitables et 50 ouvrages de stockage enterrés.

Les équipements sont localisables, adaptés aux milieux confinés, équipés de spots puissants et d’une caméra à 360° filmant en continu. La méthode reprend le positionnement à la cote zéro, l’inspection d’axe en axe, le relevé des distances, l’examen des raccordements en positions linéaire et horaire, l’inspection de l’aval vers l’amont et l’inversion du sens en cas d’obturation.

L’analyse recherche notamment les défauts d’assemblage, de géométrie, d’étanchéité, fissures, déformations, ovalisations, perforations, obstructions, défauts d’intrados, branchements pénétrants et regards borgnes. Les rapports, photographies, vidéos, schémas et règles de codification suivent les exigences prévues pour les inspections télévisées.

Moyens, sécurité et interfaces

Le titulaire doit pouvoir mobiliser notamment deux véhicules d’inspection vidéo équipés de caméras couleur à tête pivotante autotractée pour des diamètres de 150 à 1 200 mm, avec deux équipages composés chacun d’un opérateur qualifié et d’un aide, une caméra pour les diamètres inférieurs à 150 mm et les branchements, un drone ou robot pour milieux confinés, un véhicule avec deux opérateurs qualifiés et un équipage de deux opérateurs qualifiés et certifiés CATEC.

Les interventions sur domaine public nécessitent l’information préalable du Service de l’Eau et l’attente de sa validation. Le titulaire ouvre lui-même les tampons, vérifie les dispositifs d’accès, sollicite si nécessaire une permission de voirie et obtient l’autorisation des propriétaires pour les interventions en domaine privé. Les demandes d’arrêtés de circulation sont déposées au minimum quatre semaines avant l’intervention lorsqu’elles sont nécessaires.

Le titulaire assure la signalisation, les barrières, leur entretien et le maintien de la circulation des véhicules, deux-roues, piétons, poussettes et personnes handicapées. Il fournit notamment signalisation, éclairage, détecteur quatre gaz, harnais, casques et trépied. Le personnel descendant dans le réseau doit être vacciné contre les infections liées aux interventions et titulaire du CATEC. Un plan de prévention est fourni au démarrage du marché.

Livrables et contrôles

Les rapports sont remis en un exemplaire papier relié avec couverture plastique et dernière page cartonnée, ainsi qu’en copie numérique accompagnée des plans, photographies, vidéos et documents nécessaires, via plateforme de téléchargement ou clé USB. Les rapports sont transmis au plus tard 20 jours ouvrés après la fin de l’inspection.

Un document de synthèse final comprend un tableau et une cartographie récapitulant les problèmes identifiés, la localisation, le linéaire impacté, les anomalies et leur gravité, les solutions proposées, leurs intérêts et un chiffrage estimatif détaillé au niveau AVP. Il est remis au plus tard trois mois après la fin des inspections. Les vérifications quantitatives et qualitatives portent sur les moyens mis en œuvre et les prestations réalisées.

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