Désamiantage, déplombage et curage

Secrétariat général pour l’administration du ministère de l’Intérieur Sud
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Date limite
20 octobre 2026 à 12 h
Localisation
Lodève (34)
Durée
5 mois maximum ; préparation 1 mois incluse ; objectifs des phases 1/2/3 : 1/1/2 mois ; jusqu’à exécution complète, garantie de parfait achèvement incluse
Budget
Non précisé

Périmètre et séquencement

L’opération comprend la préparation et la sécurisation nécessaires aux investigations complémentaires, puis le désamiantage, le déplombage et le curage. Les repérages disponibles sont partiels pour l’aile sud-ouest, qui doit faire l’objet d’un diagnostic complémentaire ; les quantités sont donc indicatives et susceptibles d’être ajustées selon ses résultats. Les renforcements et étaiements réalisés en phase préalable sont maintenus jusqu’au curage des locaux concernés.

Préparation et sécurisation

  • Réaliser deux constats d’état des lieux par huissier assermenté, avant et après travaux, pour le bâtiment, ses abords et ses accès ; neutraliser et consigner les réseaux sur l’emprise des travaux par du personnel habilité.
  • Installer l’accès, la base vie adaptée aux effectifs, les alimentations, la signalétique de danger amiante et des clôtures rigides opaques. Désencombrer les locaux inaccessibles pour permettre les investigations : ouverture, évacuation des mobiliers et gravats et dépose des faux-plafonds.
  • Déposer les panneaux de condamnation des baies et, si nécessaire, maintenir la sécurité et le hors d’air. Renforcer les platelages par panneaux OSB et étayer les planchers selon les constats et le diagnostic structurel ; quantités et calepinage sont à définir par l’entreprise.
  • Fournir les plans de retrait amiante et leur avenant après diagnostic complémentaire, ainsi que les autorisations, DICT et documents de prévention requis. L’entreprise de désamiantage doit être certifiée Qualibat 1552 ou AFNOR certification.

Retrait de l’amiante et du plomb

Les repérages font notamment état de conduits et plaques en fibrociment, colles amiantées de plinthes, sols et faïences, ragréages et plaques bitumineuses sous équipements sanitaires ; des conduits de sortie de toiture en fibrociment sont également à retirer. Le plomb concerne des peintures sur murs, enduits, bois et éléments métalliques, des canalisations et d’autres éléments repérés.

Pour l’amiante, prévoir les confinements adaptés au risque, les sas, la décontamination, le conditionnement et l’évacuation en filières agréées. Les ouvrants sont protégés par du polyane de 200 µm et les murs, sols et plafonds par du polyane de 50 µm. La zone confinée fait l’objet d’une surveillance de pression avec le seuil minimal de 105 Pa indiqué au descriptif ; le bilan aéraulique précise notamment renouvellement d’air, dépression et extracteurs. Les prescriptions générales prévoient au moins deux extracteurs à filtres très haute efficacité, un renouvellement d’air d’au moins quatre fois le volume de la pièce et un test fumigène avant entrée en zone confinée. Les tests fumigènes sont aussi effectués chaque lundi matin et après tout incident de confinement ou de dépression.

Le sas du personnel comporte cinq compartiments, dont deux avec douches ; le sas déchets comporte trois compartiments, dont un avec douche, et est dimensionné aux déchets à évacuer. Les mesures META d’air, confiées à un organisme accrédité COFRAC, couvrent les mesures sur opérateur, environnementales et de restitution ; le délai d’analyse est de 24 h. Les mesures « point zéro » et libératoires sont à la charge du maître d’ouvrage. Le contrôle des filtres des douches est quotidien et les prélèvements et analyses des eaux sont occasionnels, selon le milieu de rejet.

Les protections et confinements sont adaptés à l’évaluation du risque : la VLEP indiquée est de 10 fibres/L en moyenne sur 8 h ; au niveau 2, le descriptif prévoit confinement simple peau, mise en dépression et sas à cinq compartiments ; au niveau 3, confinement lourd double peau. Les EPI comprennent combinaison étanche de type 5, gants, surbottes et protection respiratoire avec filtre P3 ; le port des EPI est limité à moins de 2 h 30 consécutives. Le travail à l’humide est privilégié ; le retrait à sec n’est toléré qu’en cas de risque électrique. Les outils rotatifs rapides sont proscrits et l’aspiration à la source avec filtre très haute efficacité est prévue lorsque nécessaire.

Les déchets amiantés sont conditionnés sous double enveloppe, sac extérieur portant l’étiquette amiante normalisée, ou en big-bags homologués selon les postes. Le retrait des colles peut nécessiter ponçage sous aspiration THE/HEPA ; pour les sols amiantés, le descriptif prévoit aussi rabotage ou fraisage. Les quantités indicatives comprennent notamment, au nord-est, 18 ml de conduits, 150 ml de plinthes avec colle amiantée, 30 m² de colle de faïence et 3 conduits de sortie de toiture ; au sud-ouest, 110 ml de conduits, 228 ml de plinthes, 5 m² de colle/ragréage, 100 m² de colle de faïence et 7 plaques bitumineuses. Le complément de diagnostic peut conduire à ajuster ces quantités.

Pour le plomb, décaper chimiquement les peintures des éléments conservés ; déposer et évacuer les éléments démontables dans leur ensemble, en évitant la dispersion de poussières. Les déchets contenant du plomb suivent une filière réglementaire avec bordereaux d’élimination.

Restitution et curage

Après retrait, aspirer les surfaces avec filtre THE, surfacer et nébuliser, laisser reposer 24 h puis surfacer de nouveau le sol. Un agent qualifié et indépendant réalise l’examen visuel avant démontage du confinement. Après retrait de la première enveloppe, l’analyse d’air doit être inférieure à 5 fibres/L ; sinon, un nouveau nettoyage est prévu. Après démontage, un dernier prélèvement doit également être inférieur à 5 fibres/L pour permettre la restitution.

Le curage porte sur les zones de réhabilitation non déjà curées, tous niveaux confondus : installations sanitaires et de plomberie, chaudières individuelles, chauffage et électricité ; portes intérieures et cloisons non porteuses ; revêtements de sols, plinthes, colles et, le cas échéant, chapes jusqu’à mise à nu du plancher ; doublages, isolants, faux-plafonds, revêtements muraux et enduits plâtre ; ouvrages non structurels intérieurs et équipements électriques de façade et jardinières. Les quantités estimatives mentionnent notamment 336 panneaux de condamnation, 2 296 m² de locaux à désencombrer et 22 chaudières individuelles. Des photos des chaudières évacuées doivent permettre leur identification dans un dossier CEE.

La dépose des fenêtres et portes-fenêtres, y compris celles revêtues de peinture au plomb, relève du lot Menuiseries extérieures. Les ouvrages porteurs et escaliers intérieurs non conservés, les tuiles et éléments de charpente ou de plancher à remplacer relèvent d’autres lots ; les renforcements provisoires prévus restent à la charge du présent marché. Fournir le DOE avec notamment plans d’exécution et de récolement, autorisations, certificats de prise en charge des déchets, analyses d’air et d’eau, contrôles visuels, méthode de curage, fiches techniques et bordereaux de suivi des déchets.

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Critères d'évaluation

CritèrePondération

Visite de site

Obligatoire

Date(s)

Non précisé

Lieu

Caserne de Gendarmerie Fouque, 248 boulevard du Général Leclerc, 34700 Lodève

Contact

Laurent Bataille

Téléphone

04.65.38.61.53 ; 06.33.47.13.70

Modalités

Visite obligatoire ; certificat remis à l’occasion de la visite et signé. Date et modalités de rendez-vous non précisées.

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