Désamiantage et déconstruction sélective
Périmètre et préparation
Le chantier porte sur trois bâtiments scolaires — maternelle d’environ 1 200 m², bâtiments A et B d’environ 1 350 m² chacun — et un bâtiment Algeco d’environ 200 m². Les surfaces et dimensions sont indicatives. L’opération comprend également les aménagements extérieurs, les réseaux extérieurs, les fondations et la remise en état des plateformes. Les Algécos au sud-est de la maternelle sont exclus.
Sont notamment à réaliser les constats d’huissier avant et après travaux, l’installation et la sécurisation du chantier, la protection des arbres, la signalisation et les déviations nécessaires, les sondages de reconnaissance, les DICT et l’inventaire des réseaux. Le maître d’ouvrage assure certaines déconnexions ; le titulaire identifie les réseaux, vérifie l’absence de tension et réalise la mise à la terre et en court-circuit. Il coupe et bouche les raccordements d’assainissement. Le gardiennage n’est pas prévu, mais le titulaire reste responsable du site jusqu’à la réception ; pendant les confinements amiante, une surveillance vidéo avec alarme et alerte téléphonique fonctionne 24 h/24.
Décontamination, curage et déconstruction
Le retrait de l’amiante précède la déconstruction. Les quantités repérées sont estimatives ; les diagnostics peuvent être complétés en cours de chantier et toute suspicion impose d’en avertir le maître d’ouvrage avant prélèvements et analyses. Les métrés relevés comprennent :
| Matériau contenant de l’amiante | Quantité estimée |
|---|---:|
| Allèges de fenêtre | 30 m² |
| Coffrages perdus en fibrociment dans les vides sanitaires | 120 unités |
| Mastic | 5 unités |
| Bardage en fibrociment | 150 m² |
| Rives de toiture | 620 ml |
| Plaques en fibrociment sous bardage métallique | 1 100 m² |
| Plaques en fibrociment | 2 120 m² |
| Colle de faïence 5 × 5 mouchetée | 275 m² |
| Colle de faïence 20 × 20 blanche | 3 m² |
| Mastic vitrier | 15 ml |
| Coffrage perdu en fibrociment dans les murets | 623 ml |
| Barbacanes dans les murs de soutènement | 300 unités |
| Conduits en fibrociment | 154 ml |
| Débris en fibrociment | 40 m² |
| Passe-câbles | 6 unités |
| Manchons en fibrociment | 80 unités |
| Supports de tableau électrique en fibrociment | 2 unités |
| Déchets en fibrociment, tresses, joints de brûleur et d’œilleton | 1 unité chacun |
| Joints de bride | 8 unités |
Les retraits amiante nécessitent plan de retrait, marquage, confinement, métrologie, conditionnement et filières autorisées. Les opérations dégradant les matériaux imposent un confinement dynamique avec filtration absolue THE, renouvellement d’air d’au moins 6 volumes par heure et 60 m³/h/personne, dépression supérieure à 10 Pa maintenue en continu et alimentation de secours. La dépression nominale est de 20 Pa, avec un minimum de 10 Pa ; le renouvellement d’air minimal est de 6 volumes/heure au niveau 2 et 10 au niveau 3. Tests fumée, restitutions visuelles et mesures constituent des points d’arrêt. La première restitution doit être inférieure au point zéro et à 2 fibres/litre ; le suivi utilise la méthode META et comprend notamment des prélèvements au minimum hebdomadaires selon les zones et postes prévus. Une personne habilitée d’astreinte doit pouvoir intervenir sur site dans l’heure suivant une alerte.
Pour le plomb : marquage des revêtements, dépose séparée des éléments démontables, protections contre la dispersion des poussières, locaux avec trois zones de déshabillage/douche/habillage et personnel formé. Les déchets sont analysés par lixiviation selon NF EN 12457-2 et dirigés vers une filière adaptée ; certificats d’acceptation préalable requis avant évacuation. Les éléments inertes peints dont le plomb lixiviable est inférieur à 0,5 mg/kgMS peuvent relever de l’ISDI ; les débris et poussières sous 10 mg/kgMS de l’ISDND ; entre 10 et 50 mg/kgMS de l’ISDD ; au-delà de 50 mg/kgMS, traitement spécialisé. Une mesure surfacique de plombémie résiduelle est prévue sur les surfaces traitées et les sols proches. Pour les poussières de silice, privilégier le travail à l’humide et le captage à la source ; respecter les VLEP de 0,1 mg/m³ pour le quartz et 0,05 mg/m³ pour la cristobalite et la tridymite.
Le curage sélectif comprend au minimum le tri « 7 flux » : métal, plastique, verre, bois, papier/carton, fraction minérale et plâtre, ce dernier étant trié à part. S’y ajoutent l’évacuation des encombrants, le tri des déchets dangereux et des filières REP, la séparation des déchets et la prévention des pollutions croisées. Les éléments identifiés pour réemploi comprennent notamment sanitaires, néons, dalles de faux plafond, portes, clôtures, chemins de câbles, extincteurs, mobilier résiduel, laine de verre, gaines, prises, interrupteurs, tableaux électriques et détecteurs de fumée. Leur dépose doit préserver leur intégrité ; les éléments sont conditionnés, étiquetés, protégés des intempéries et stockés conformément à leur destination. D’autres propositions de réemploi peuvent être présentées.
La déconstruction comprend bâtiments, aménagements, voiries, regards, réseaux enterrés et fondations, ainsi que le sciage des dallages près des voiries à conserver. Les fondations sont purgées sur toute leur hauteur, sous réserve des prescriptions spécifiques en bordure de voirie ; des packs ISDI sont requis dans les zones de cuve à fioul, transformateur et ancienne carrière. Les modalités de gestion de la cuve inertée au béton et de la cheminée du bâtiment B doivent être soumises au maître d’œuvre. Les explosifs sont interdits ; la découpe des structures métalliques se fait à la pince hydraulique, l’oxycoupage nécessitant un accord préalable.
Déchets, nuisances et remise en état
Réemploi, recyclage, valorisation matière puis énergétique et, en dernier recours, élimination structurent les filières. Le SOGED décrit les méthodes, zones de tri, exutoires, moyens de suivi et personnel responsable. Tous les déchets sont tracés sur Trackdéchets ; les bordereaux et justificatifs accompagnent le suivi, les quantités étant exprimées en tonnes. Les récépissés de transport sont fournis au moins 3 jours ouvrés avant le transport. Les déchets dangereux sont stockés sur une aire étanche et abritée en attente de filière.
Les nuisances sonores, vibratoires et les poussières sont suivies par capteurs : quatre capteurs sonores, avec émergence maximale de 5 dB de 7 h à 22 h et de 3 dB de 22 h à 7 h ; les groupes électrogènes insonorisés ne dépassent pas 42 dB. Au moins quatre capteurs de vibrations, reliés à une alerte SMS, sont posés près des ouvrages conservés. Les poussières font l’objet d’un suivi mensuel pendant le désamiantage et de deux mesures par semaine pendant la démolition ; le seuil indiqué est de 5 g/m²/mois au-dessus du niveau de fond. Chaque atelier dispose d’au moins un point d’arrosage ou de brumisation.
Les installations, le stockage de carburant et l’entretien des engins doivent prévenir les infiltrations et dispersions de polluants ; les vidanges et ravitaillements ont lieu sur des aires étanches aménagées. Aucun rejet direct en cours d’eau n’est admis. Les rejets d’eaux de chantier sont décantés et déshuilés : MES 30 mg/l, DBO5 50 mg/l en pleine charge et 30 mg/l en moyenne sur 24 h, DCO 120 mg/l en pleine charge et 90 mg/l en moyenne sur 24 h, hydrocarbures 5 mg/l au maximum, sous réserve de normes locales plus strictes.
Les remblais sont réalisés en grave naturelle 0/80 de type VC2G1 ou grave recyclée 0/80 de type GD1-Sol B, par couches de 0,40 m maximum. Les matériaux doivent satisfaire aux critères ISDI et être compatibles avec un usage résidentiel, jardins potagers compris ; caractérisation comprenant HCT C10-C40 et 12 métaux, à raison d’une analyse par 500 m³, avec un minimum de deux analyses. La densification visée est d’au moins 95 % de l’OPM pour 95 % des mesures ; la portance minimale est EV2 ≥ 80 MPa et le rapport EV2/EV1 < 2. Pour les remblais de plus de 50 cm, objectif Q3 ; si le comblement dépasse 1 m, essais au pénétromètre sur toute la hauteur, en complément des essais à la plaque. Les essais à la plaque sont prévus au minimum à raison d’un pour 500 m², et à la réception à raison d’un par portion de 100 m². Les matériaux sont évacués et remplacés si les résultats restent insuffisants.
La remise en état comprend le remblaiement des vides, le nivellement et le nettoyage, le levé topographique avant remblaiement, puis les contrôles de plateforme. Le marché prévoit également clôtures et portail de 4 m. Le DOE, condition de réception, est remis en un exemplaire numérique PDF et exploitable/modifiable ; un exemplaire papier est fourni sur demande. Il regroupe notamment constats, plans de récolement, rapports photographiques, contrôles, traçabilité des déchets, bilans de valorisation, métrologie amiante et résultats d’essais.
Préparez votre dossier
Critères d'évaluation
| Pondération | Critère |
|---|---|
Visite de site
Date(s)
Non précisé
Lieu
Groupe scolaire Parmentier, 40 rue Parmentier, 69190 Saint-Fons
Modalités
Visite obligatoire organisée par le maître d’ouvrage ; date et modalités de rendez-vous non précisées.
Échantillons
Modalités de livraison
Visa du maître d’œuvre requis avant la mise en œuvre des matériaux.
Produits à fournir
- Échantillon des matériaux de remblaiement
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