Création d'un bassin de pollution de 900 m³

Date limite
30 novembre 2026 à 12 h
Localisation
Audun-le-Tiche (57)
Durée
Préparation : durée à proposer ; travaux : au plus 1 an hors préparation ; observation : 3 mois minimum, prolongeable jusqu’à satisfaction
Budget
Non précisé

Réalisation complète d’un bassin de pollution et de ses équipements

Le marché porte sur un bassin de pollution à ciel ouvert, d’une capacité utile minimale de 900 m³, raccordé au réseau de transfert par un déversoir d’orage, un dessableur, un dégrilleur et une conduite gravitaire en fonte DN600 en amont, puis par un poste de pompage et une conduite de refoulement PEHD DN250 en aval. Le bassin comprend une fosse de récupération des eaux de lavage et une cuve de pompage accolée.

La solution de base prévoit une enceinte en pieux sécants ; une variante autorisée remplace ces soutènements par des palplanches. La réponse à la solution de base est obligatoire et les variantes libres ne sont pas autorisées.

Préparation, études et installation de chantier

Le titulaire assure notamment les études d’exécution, la mission géotechnique G3, les reconnaissances complémentaires, les DICT, le repérage et le marquage-piquetage des réseaux, les sondages de localisation de classe A, l’implantation, les plans de synthèse, le phasage, les notes de calcul, le plan d’assurance qualité, le plan environnemental, le SOGED/SOSED, les plans de circulation et de signalisation, les autorisations de voirie, les constats avant et après travaux, l’installation, la clôture, le gardiennage et le repliement du chantier.

Les études et plans doivent être transmis pour visa au moins 3 semaines avant les travaux concernés. Les documents d’exécution comprennent notamment les méthodes de soutènement, terrassement et pompage, les plans de coffrage et ferraillage, les procédures de contrôle, les notes de calculs géotechniques et hydrauliques et les documents électriques, d’automatisme et de télégestion.

Terrassements, soutènements et génie civil

Les travaux comprennent le débroussaillage, les démolitions, les réfections de voirie et d’espaces verts, les plateformes de travail, les purges, les terrassements en pleine masse et en tranchée, les blindages, les pompages, le détournement des effluents, le rabattement ou l’épuisement des eaux, les couches de forme, le géotextile, les remblais et le compactage.

Le DQE prévoit notamment 188 m³ de purges du bassin, 2 964 m³ de déblais, 1 010 m³ de déblais réutilisés en merlons paysagers, 381 t de déblais orientés en ISDI, 2 664 t en ISDI+ et 762 t en ISDND. Les réseaux et ouvrages annexes comprennent notamment 606 m³ de fouilles d’assainissement, 178 m³ pour le réseau d’eau potable, 185 m³ pour les réseaux divers et 1 347 ml de grillage avertisseur.

Les tranchées de plus de 1,30 m doivent être blindées, ainsi que toute fouille dont la tenue des terres est incertaine. Les remblais sont réalisés par couches de 0,30 m maximum, avec objectifs de densification q4, q3 ou q2 selon les zones. Le lit de pose d’assainissement est en matériaux 6/15 ou 8/16 lavés sur au moins 20 cm ; celui des réseaux secs est en sable 0/6 sur au moins 10 cm.

Pour les pieux sécants, les ouvrages sont ancrés dans les argiles marneuses raides à très raides, avec justification G3 de la stabilité, des déformations, de la fiche hydraulique, du soulèvement et des sous-pressions. Les contrôles comprennent l’auscultation sonique de 30 % des pieux, les fiches de forage et bétonnage, le suivi de la verticalité, les contrôles de béton et les carottages éventuels jusqu’à 5 m sous la base.

Pour la variante, les palplanches sont dimensionnées et mises en œuvre par vibrofonçage, battage ou vérinage selon le sous-sol et les avoisinants. La variante doit traiter les risques de refus, vibrations, déplacements, étanchéité et pompage ; les contrôles portent notamment sur la température, la verticalité, la profondeur d’ancrage, la fermeture des serrures, les déplacements et les essais de traction éventuels.

Le génie civil comprend notamment les radiers, voiles, poutres de couronnement et transversales, poteaux, dalle de cuve, réservations, gros béton, béton de forme, surfaçage, cuvelage, coffrages, armatures, joints et dispositifs d’étanchéité. Le radier est réalisé sur une couche de forme d’au moins 20 cm avec géotextile anti-contaminant et géotextile drainant. Les ouvrages en béton font l’objet d’études, d’épreuves de convenance, de contrôles de consistance, de prélèvements et d’essais de résistance.

Réseaux et ouvrages annexes

Les prestations comprennent les réseaux d’eau, les réseaux secs, les conduites d’assainissement et les ouvrages spéciaux :

  • Conduite d’eau en fonte DN80 sur 263 ml, vannes, purge, regard de vannage et de comptage avec disconnecteur et raccordement au réseau existant.
  • Fourreaux et gaines, dont 405 ml de gaine PVC 56/60, 930 ml de TPC DN90 et 193 ml de TPC DN160, câble basse tension sur 193 ml, chambres et regards de tirage, coffrets de coupure et de comptage, raccordements électriques et télécom.
  • Conduite de refoulement PEHD DN250 sur 31 ml, conduite fonte DN600 sur 23 ml, conduite BA135 DN600 sur 49 ml, tranchée drainante, raccordement au regard existant et raccordement du trop-plein à la berge du cours d’eau.
  • Regards préfabriqués ou coulés en place, regards de mesure et de décantation Ø1500, regards Ø1000, anneaux supplémentaires de 0,25 m, tête de pont sur canalisation DN600 et avaloir avec grille 500 × 500 mm.
  • Déversoir d’orage, chambre à vannes et ouvrage de dégrillage, avec trappes de visite, échelles en composite, crosses amovibles et points d’ancrage.

Les réseaux font l’objet d’essais de compactage, d’étanchéité, d’inspection télévisée à 100 % des canalisations et branchements concernés, d’essais de pression et de désinfection pour le réseau d’eau potable. Les fourreaux et gaines sont essayés au furet pneumatique.

Équipements hydrauliques, électromécaniques et de sécurité

Le titulaire fournit, pose, raccorde, règle, met en service et contrôle notamment :

  • Un dégrilleur automatique incliné à chaînes, en inox 316L, avec grille manuelle de secours à entrefer de 20 mm, coffret de commande, marche automatique et manuelle, sécurités, report des défauts, raccordement à l’automate et à la supervision.
  • Un système de lavage central de type CYMO ou équivalent, comprenant réservoirs inox 304L, têtes d’aspiration, silencieux, pompes à vide, compresseur, armoire de commande, raccordements hydrauliques, pneumatiques, électriques et automatismes. Le volume indicatif de rinçage est de 12,7 m³ et le diamètre intérieur indicatif du réservoir central est de 1,90 m.
  • Deux pompes immergées de type Concertor N150 ou équivalent, fonctionnant en alternance, avec un débit unitaire de l’ordre de 22 l/s, soit environ 80 m³/h, pour une vidange d’environ 14 heures ; démarrages limités à 10 par heure et vitesse dans les conduites comprise entre 0,6 et 3 m/s.
  • Tuyauteries en acier inoxydable 316L, pièces en fonte ductile, clapets, vannes, pieds d’assise, adaptateurs de brides, joints, manchettes d’ancrage et dispositifs antivibratiles.
  • Remplacement du surpresseur de la station par une station multicellulaire avec au moins deux pompes et variateurs Hydrovar ou équivalent, pour environ 40 m³/h en pointe et 5 à 10 m³/h en débit moyen.
  • Garde-corps inox et composite, portillons, plateformes en composite, passerelles, trappes aluminium avec barreaux antichute, potence, échelles, accès et dispositifs de manutention.

Instrumentation, éclairage, sûreté et supervision

L’instrumentation comprend notamment 2 sondes radar de niveau, 7 poires de niveau, 1 sonde piézorésistive, 1 débitmètre électromagnétique sur la conduite de refoulement DN200, des capteurs anti-intrusion, 3 caméras et 4 projecteurs.

Les sondes radar ont une plage pouvant atteindre 0 à 15 m, une tête IP68, une incertitude inférieure à 5 mm et une résolution de 2 mm. Les caméras sont IP67 minimum, avec résolution minimale de 4 MP, vision nocturne infrarouge d’au moins 30 m et intégration au système de supervision. L’éclairage prévoit 80 lux en moyenne, 200 lux sur les zones de travail, des projecteurs IP65 et une temporisation réglable de 1 à 10 heures.

Le titulaire réalise l’alimentation, les armoires, l’API, les automatismes, le câblage, la mise à la terre, le Consuel, la programmation, la télégestion, la télésurveillance et l’intégration à la supervision centrale de la station d’épuration. Les armoires disposent d’une réserve de place de 30 % et le bilan de puissance intègre une réserve de 20 %. La prise de terre générale doit présenter une résistance inférieure ou égale à 1 ohm.

Contrôles, réception et livrables

Les essais comprennent notamment les contrôles de sol, compactage, béton, étanchéité, ITV, réseaux, équipements hydrauliques et électriques, automatismes, capteurs, supervision, bruit et vibrations. Les réservoirs sont soumis à une épreuve d’étanchéité avec maintien du niveau pendant au moins 10 jours ; aucun suintement n’est admis sur les parois.

Le titulaire fournit les rapports d’essais, procès-verbaux, fiches de contrôle, plans de récolement géoréférencés aux formats PDF, DWG et SHP, DOE en 3 exemplaires papier et version numérique, notices d’exploitation et de maintenance, schémas, logiciels, licences, analyses fonctionnelles et liste des pièces de rechange.

Une période d’observation d’au moins 3 mois précède la réception et peut être prolongée jusqu’à satisfaction. La formation des exploitants dure au minimum 2 journées et couvre la conduite, les modes dégradés, le dégrillage, le lavage, le pompage, l’électricité, l’automatisme, la supervision et la maintenance. Des essais de garantie sont réalisés pendant 30 jours calendaires ; la garantie d’étanchéité est de 10 ans et la garantie des végétaux de 2 ans.

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Modalités

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