Construction d'une station d'épuration par filtres plantés de roseaux
- Date limite
- 17 décembre 2026 à 12 h
- Localisation
- Saint-Julien-l'Ars (86)
- Durée
- 1 mois de préparation ; 5 mois de travaux ; 1 mois de mise en eau/régime ; 3 mois d'observation
- Budget
- Non précisé
Filière de traitement et travaux intégrés
Le marché comprend les études d’exécution, la conception des installations, leur réalisation et leur mise en service. La filière de traitement biologique aérobie par filtres plantés de roseaux est annoncée pour 195 EH. La continuité de collecte et de traitement doit être assurée par basculement depuis l’installation existante après construction des nouveaux ouvrages. L’évacuation des boues des ouvrages existants n’est pas comprise.
Le dimensionnement de la station est donné pour des charges journalières nominales de 11,7 kg de DBO5, 23,4 kg de DCO, 17,6 kg de MES, 2,9 kg de NTK et 0,8 kg de phosphore total. Le tableau de dimensionnement retient 34,3 m³/j par temps sec et 43,7 m³/j par temps de pluie, avec des débits de pointe de 7,4 et 12,1 m³/h. Les objectifs de rejet comprennent notamment DBO5 ≤ 25 mg/l et rendement ≥ 95 %, DCO ≤ 90 mg/l et rendement ≥ 90 %, MES ≤ 30 mg/l et rendement ≥ 95 % en moyenne journalière ; pour les moyennes annuelles, NTK ≤ 15 mg/l et rendement ≥ 80 %, NH4+ ≤ 13 mg/l et rendement ≥ 70 %. Aucun traitement bactériologique n’est demandé. Les boues du premier étage doivent être stabilisées, minéralisées et déshydratées, avec une siccité moyenne attendue supérieure à 20 % ; leur stockage en surface doit pouvoir atteindre 20 cm.
Points à clarifier entre les pièces : certaines désignations indiquent 190 EH alors que le titre, le CCTP et le devis estimatif indiquent 195 EH. Le CCTP décrit trois filtres au premier étage et deux au second, tandis que le devis estimatif formule la construction d’un filtre par étage. Le nombre de pompes diverge également : deux par poste dans certaines clauses, mais trois pour PR1 et deux pour PR2 dans une autre.
Prétraitement, filtres et équipements hydrauliques
Un dégrilleur automatique en inox 316L, à entrefer de 30 mm, avec ensachage des refus, capotage de sécurité et by-pass, doit traiter environ 20 m³/h. Les refus sont récupérés dans un conteneur sur dalle avec collecte des égouttures renvoyée au poste de relevage. Le dégrilleur peut être asservi au temps, aux pompes ou à une commande manuelle.
La surface filtrante de référence est de 2 m²/EH : 1,2 m²/EH au premier étage et 0,8 m²/EH au second. Le CCTP prévoit une alimentation alternée des filtres : 3 à 4 jours d’alimentation puis une semaine de repos pour un filtre du premier étage ; une semaine d’alimentation puis une semaine de repos au second. Chaque étage reçoit un réservoir, un dispositif de vidange à fort débit, un système manuel d’isolement des filtres et un réseau de distribution. La bâchée élémentaire est estimée à 2,3 m³ ; le débit de vidange doit atteindre au minimum 0,5 m³/h par m² de filtre alimenté, soit 39 m³/h par casier selon le CCTP. Les alimentations au fil de l’eau ou par siphon-cloche sont proscrites.
Les filtres sont étanchés par géomembrane PEHD de 15/10, protégée par géotextile ; la pose des géomembranes et géotextiles et leurs applicateurs doivent être certifiés ASQUAL. Les granulats doivent être calibrés et lavés. Le premier étage reçoit une couche filtrante de gravier fin de 2 à 8 mm, d’au moins 30 cm ; le second, au moins 30 cm de sable siliceux avec d10 compris entre 0,25 et 0,40 mm, CU ≤ 5 et moins de 3 % de fines. Les couches de transition, drainantes, réseaux de collecte et aérations doivent respecter les granulométries et prescriptions de pose du CCTP. Les filtres sont plantés de roseaux à raison d’au moins 4 plants/m² ; les plants morts ou les zones en échec sont remplacés jusqu’à achèvement du délai de garantie.
Deux postes d’injection alimentent les étages, avec pompes immergées, bâches en béton XA3, vannes, colonnes et canalisations, mesure de niveau, armoires de commande et télégestion. L’installation comprend aussi le canal de mesure de sortie avec sonde, un by-pass, la lagune d’infiltration et son trop-plein vers le forage. Une télégestion GSM de type SOFREL S4W ou équivalent est prévue, compatible avec la supervision de l’exploitant. Le débit de sortie est mesuré en continu ; des emplacements et prises permettent les prélèvements en entrée et en sortie, mais le préleveur automatique est expressément indiqué comme non compris dans l’offre.
Génie civil, réseaux et aménagements
Les travaux comprennent les terrassements, fondations, ouvrages et réseaux, l’alimentation électrique et en eau interne, la voirie, les cheminements, l’éclairage extérieur, la clôture et les espaces verts. Sont également prévus le reprofilage de la lagune existante, son curage indiqué à 20 cm, la démolition et l’évacuation des ouvrages et clôtures existants, puis le nivellement et l’engazonnement. Les voies d’accès enherbées comprennent notamment 30 cm de grave 20/60, un mélange pierre-terre de 15 cm et un engazonnement ; une aire de circulation près du prétraitement est prévue, avec une largeur minimale de 5 m. Les désherbants chimiques sont proscrits.
Les canalisations gravitaires internes sont en PVC, classe minimale SN8 ; les réseaux de distribution sous pression sont de classe minimale PN10. Le CCTP prescrit notamment des matériaux résistants à la corrosion, des regards et vannes accessibles, des essais de pression ou d’étanchéité des réseaux et regards internes, et une inspection télévisée des canalisations gravitaires internes. Les ouvrages de pompage comprennent aussi les alarmes, commandes automatiques, protections électriques, télégestion et dispositifs d’accès et de manutention.
Mise en service, contrôles et livrables
Les essais comprennent les contrôles de granulométrie et de matériaux, un test de Grant par camion en présence du maître d’œuvre, les essais de compactage, les épreuves d’étanchéité des filtres (avec maintien du niveau pendant au moins 48 heures aux étapes prévues), les essais de réseaux, le contrôle des ouvrages de pompage et la vérification de l’équirépartition des bâchées. La qualité des eaux est vérifiée par prélèvements proportionnels au débit sur 24 heures ; les essais de garantie comprennent un fonctionnement continu de 30 jours et un bilan de pollution sur deux jours consécutifs. Le bilan porte notamment sur DBO5, DCO, MES, azote, phosphore total et pH. L’entreprise doit réaliser l’analyse des risques de défaillance de la station.
Le CCTP prévoit une période d’observation d’un mois et une réception après 30 jours continus conformes ; le CCAP indique trois mois d’observation. Cette divergence est à clarifier, le CCAP classant les pièces contractuelles par ordre de priorité décroissante au-dessus du CCTP. Les livrables comprennent les procès-verbaux d’essais, les relevés topographiques, plans de récolement et manuels d’exploitation et d’entretien. Le CCTP demande deux exemplaires papier et un fichier informatique ; le devis estimatif indique quatre exemplaires et des fichiers aux formats AUTOCAD et EDITOP. Une notice, la mise en route et une demi-journée de formation du personnel d’exploitation sont également prévues.
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Critères d'évaluation
Visite de site
Date(s)
Non précisé
Lieu
Zone d’implantation du poste de relèvement à Bois de Gond
Modalités
Visite sur site à prévoir avant la rédaction de l’offre en raison des conditions particulières d’accessibilité. Aucun rendez-vous, contact, créneau ni attestation de visite n’est indiqué.
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