Conservation-restauration d’une maquette animée

Date limite
10 décembre 2026 à 12 h
Localisation
Le Creusot (71)
Durée
18 mois au total ; 4 phases, exécution ≤ 12 mois ; livraison souhaitée fin T1 2028
Budget
Non précisé

Une restauration de conservation, de lisibilité et de remise en fonctionnement

La prestation porte sur une maquette animée multimatériaux représentant les forges et ateliers de l’usine Schneider. Elle vise à stabiliser les altérations, améliorer la lisibilité de l’œuvre sans effacer ses traces historiques et remettre son mécanisme en marche en sécurité.

Phasage et interventions

La phase 1 comprend la réunion de lancement, le constat d’état, une stabilisation curative ponctuelle sans démontage et le dépoussiérage sans démontage. Le titulaire propose ensuite trois phases homogènes, avec un découpage précis des opérations de restauration et du démontage du mécanisme.

Les traitements comprennent notamment :

  • le dépoussiérage de chaque matériau, le décrassage éventuel des parties peintes et non peintes et le retrait des anciennes graisses épaisses, protections métalliques et produits de corrosion ;
  • la stabilisation des couches picturales, la consolidation des structures en bois et métal, le collage des éléments de bois fendus et le traitement des textiles, avec conservation des coutures d’origine autant que possible et documentation des démontages ;
  • l’ajustement, la lubrification et la remise en marche du mécanisme, avec remplacement ou ajout de pièces manquantes — notamment vis, courroies et pignons — et documentation des pièces retirées, que le musée conservera ;
  • le comblement et les réintégrations colorées des lacunes peintes du bâti et des machines, ainsi que le renouvellement de l’éclairage muséal et une proposition de système d’allumage remplaçant le monnayeur actuel.

Le constat des parties en bois peint des personnages doit aider à comprendre leur fabrication et à discuter les choix d’intervention avec le comité scientifique et les référents du musée. Les pièces remplacées devront, autant que possible, être proches des originales, en s’appuyant notamment sur les archives mises à disposition. La conformité du système électrique est validée par un organisme indépendant, à la charge du musée. Les interventions doivent préserver les traces d’exploitation foraine et l’aspect usé voulu pour l’usine et les ouvriers.

Conservation préventive, livrables et médiation

Le titulaire propose une veille sanitaire à long terme, précisant sa périodicité, le nombre et la qualification des intervenants, la durée et le coût journalier ou global envisagé, ainsi que les possibilités de maintenance interne.

Le rapport de traitement comprend un constat d’état détaillé, un diagnostic et la description des interventions, déposes et remplacements, avec localisation d’origine et photographies. Sont remis une version imprimée en couleur, un PDF mis en page prêt à imprimer et un dossier numérique de photographies de résolution supérieure à 300 dpi, nommées et classées selon le code de nomenclature fourni à la notification. La documentation est finalisée au plus tard trois mois après la fin du traitement ; la prestation n’est considérée comme réalisée, et la facturation possible, qu’après remise du rapport.

Un restaurateur présente le travail au public pendant cinq demi-journées non consécutives : une intervention finale s’adresse aux membres du conseil communautaire, les autres au grand public. Les dates et le format sont arrêtés avec le musée ; celui-ci gère la mise à distance et la circulation des visiteurs. L’annexe financière prévoit aussi deux réunions complémentaires du comité de pilotage à titre facultatif.

Moyens et contraintes d’intervention

L’équipe doit être qualifiée et habilitée pour la restauration de collections patrimoniales, avec des compétences correspondant aux mécanismes, au textile et au bois peint. Elle comprend un restaurateur doté d’une certification électrique basse tension ou un électricien dans le groupement. Le titulaire fournit son matériel de conservation-restauration et, en amont, la liste des produits chimiques utilisés, dans le respect des normes d’utilisation en intérieur.

La maquette n’est pas déplaçable : l’intervention se déroule principalement sur place. Certaines parties de personnages ou de machines peuvent être transportées dans les ateliers des restaurateurs pour les traitements picturaux ou textiles, dans des boîtes de conservation adaptées ; leur transport est à la charge du titulaire. Les espaces mis à disposition comprennent une salle d’exposition de 66 m² et une salle annexe de 39 m², reliées par une porte de 66 cm de large. Le musée fournit des pièces de rechange : une dizaine d’éléments de corps d’automates en bois, quatre caisses de pièces de mécanisme et une partie d’arbre de section carrée probablement originale.

Le titulaire participe à une réunion de lancement, six réunions intermédiaires et une réunion de clôture. L’ensemble de la restauration suit une démarche d’éco-conception intégrant sobriété matérielle et technique, durabilité, réparabilité, modularité, démontabilité, maintenance et réemploi.

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Critères d'évaluation

CritèrePondération

Visite de site

Obligatoire

Date(s)

2, 3, 9 ou 10 novembre 2026, à 9 h ou 17 h

Lieu

Musée de l’Homme et de l’Industrie – Château de la Verrerie, 71200 Le Creusot

Contact

Mathilde Cantenot

Téléphone

03.85.77.50.70

Modalités

Rendez-vous obligatoire à prendre avant le 30 octobre 2026 à 16 h ; aucune autre date proposée. Pas de questions lors de la visite. Attestation complétée par le candidat et signée par le représentant de la CUCM à joindre à l’offre ; sans visite, l’offre est irrégulière.

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